J’ai tout éteint. Ce soir je veux être au rendez-vous avec moi-même ; bercée par son chant, écouter la pluie, l’avion qui s’éloigne, mon corps qui se détend avant l’endormissement.
Je veux goûter cette joie de baigner dans ces infimes stimuli qui s’invitent à la fête de mon émerveillement. Ce qui m’est le plus palpable ce soir, ce ne sont pas ces objets qui m’entourent, si inutiles à cet instant, comme tout ce qui a forme, ils sont destinés à la poussière… Non ! ce sont tous ces murmures qui racontent le mouvement de l’invisible, ce festival de riens au cœur duquel je me situe.
J’accueille le son, j’accompagne son voyage, palpite au moindre de ses souffles pour donner libre court à mes images. Immergée dans cet océan volubile, je recrée le monde, je me le fais plus proche afin de le mieux comprendre, et l’aimer.
La pluie s’est arrêtée, pourtant ce n’est pas le silence. J’ai conscience des courants, des palpitations, des murmures qui animent cet autre monde qu’est mon corps. Rien ne peut le différencier vraiment de ce qui l’entoure, lui aussi est d’eau, animé de ses courants au travers de la Terre, du Feu, du Vent.
Entre veille et sommeil, je me dis que c’est un univers bien fascinant que celui de la vie.
J’ai tout éteint, sauf le bonheur d’accueillir.
Adamante Donsimoni ©sacem
29 décembre 2021
Dans la plénitude de l apaisement...
RépondreSupprimerUn pas à franchir
Par la fenêtre je regarde le cimetière fleuri
Les vivants se croisent et parfois se saluent
Mes morts se rencontrent ils atomes de l univers ?
Un souffle nous sépare, mais n'est-ce pas illusion ? Au monde de la vibration il semble bien qu'il n'y ait pas de réelle séparation. Les formes se saluent, les vibrations se conjuguent. Merci de ta visite.
SupprimerEntre veille et sommeil, se remémorer les joies du jour qui s'achève, comme autant de merci aux instants heureux, puis éteindre la lampe frontale des idées qui s'apaisent... S'enfoncer lentement dans la nuit en ouvrant la porte aux rêves...
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