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26/01/2026

Du bleu au vert

 



Du bleu au vert
Du bleu au rouge
L ’apaisement

Allège-toi
Appelle le vol
Élève-toi sans hésiter 
Jusqu’à l’horizon infini 
Laisse monter le bleu 
Le froid
Dans ta racine 
Couronne-toi du blanc 
Retrouve ton essence 
Tu le sais bien
La lumière est un don 
Qu’il nous faut partager

Sois le vol
Sois l’envol
Et sans hésitation  
Rayonne !

 

Donsimoni Adamante 
Du bleu au vert
ISWC   T-329.245.654.9



L'HERBIER DE POESIES 

14/01/2026

Expérience de fin de nuit


    Je faisais l’expérience d’une lumière, une énergie tellement forte qui me faisait penser : jamais je ne pourrais porter cela, je n’ai pas la carrure, et l’on me répondait : tu le peux.
La force me traversait, coulait en moi. Quelle expérience !

    Encore aujourd’hui elle est là, dans ma poitrine. Voici que je faisais un pas de plus vers l’expression d’une singularité, j’allais encore être « différente ». Mais que faire d’autre que de répondre présent à ce que l’on est ?

    Cela semble « inhumain », cela fait peur, cela isole. Qu’en dire ? Cette puissance dépasse ce que l’on imagine de la force, cette lumière dépasse ce que l’on imagine de la lumière, ce dénuement de sentiment qui accompagne dépasse l’entendement.

    Comment porter cela au travers de mes imperfections et de mes faiblesses ?

    J’ai longtemps résisté tout en cherchant à réaliser ce que je suis, en cherchant à être en harmonie tout à la fois avec le monde et avec mes forces, à me sentir chez moi ici, parce que ce chez moi est en moi dans cette source jaillissante.

    Ce qui me passionne le plus dans cette vie, ce qui me tient le plus à cœur, c’est cette recherche qui me prend tout entière depuis toujours.

    Souvent je me sens seule, très seule parmi les humains, mais il faut accepter ce que l’on est, je suis un monstre débarqué d’on ne sait où qui doit assumer sa différence sans craindre de n’être pas aimé.

    Ô que j’aimerais déjà avoir franchi le pas, n’être à chaque instant qu’amour sans attache, amour sans attente de retour.

    Je suis reconnaissante à ceux, peu nombreux, qui ont su me comprendre et m’aimer, qui ont permis que je puisse librement me mouvoir à la recherche de cette force jaillissante et sans état d’âme qu’est l’Amour, quand il n’attend rien d’autre que de se donner.

17 mars 2017
©SACEM
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Expérience de fin de nuit
Donsimoni Adamante 
ISWC T-310.453.172.4

Max - british shorthair


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31/12/2025

 



Vie, Santé, Puissance -et non pas forceAmour


Que pouvons-nous souhaiter de mieux pour l'humanité ?

Un peu d'humanité sans doute

Juste un tout petit peu d'humanité

et de confiance. 🙏


Adamante




30/12/2025

Métamorphose et rêvasserie

 

Photo de Françoise Isabel


Métamorphose et rêvasserie

    
    Je rêvasse à ma terrasse. Le paysage m’est familier, tout est à sa place. L’immeuble au fond, gros cube immuable, se dresse, indifférent à mes questions. Ses fenêtres me regardent sans me voir, je fais partie de cet imbroglio qui l’entoure sans le préoccuper.

    Près de lui, se découpant sur le ciel bariolé de trainées roses, oranges et jaunes au déclin du soleil, le résineux, un pin pleureur de l’Himalaya semble-t-il, paraît comme toujours vouloir s’arracher du sol pour aller se planter plus loin. Rencontrera-t-il jamais « le déménageur de forêt » de André Hardelet qui, une nuit, sans faire de bruit, viendrait satisfaire son désir ? À peine gommé du paysage, déjà oublié, il laisserait l’observateur perplexe de n’avoir pas fait plus attention à ce qui était là la veille. Mais quoi ?

    J’en suis là de mes réflexions lorsque soudain ma vue se trouble. Une table s’invite au beau milieu de la cour, paquet cadeau avec ruban, parasol, verres et revue avec la photo du père Noël. D’autres petites choses inconnues diaprées de lumières colorées se superposent à l’image. Où se cache donc la réalité, cette dimension sans surprise et rassurante ?

    Est-ce la magie du second regard qui s’invite pour m’inciter à regarder au travers des objets afin d’y découvrir ce qui se cache derrière ce que nous appelons le réel ? Je le sais bien, la beauté ne se dévoile pas à tort et à travers, elle s’offre à qui ne la cherche pas, au hasard de l’abandon à l’instant qui passe sans passer, comme un point d’orgue se pose sur la partition de nos vies.

métamorphose
il n’est aucun paysage figé-
distraction


Adamante Donsimoni 

Œuvre :   METAMORPHOSE ET REVASSERIE
ISWC :   T-337.519.586.7


D'autres textes sur L'HERBIER DE POESIES  P. 252





08/12/2025

L’arche de la forêt

 L'arche de la forêt - Adamante Donsimoni - ISWC  T-337.717.931.8

Photo de CAMILLE - via Livia -



    Qu’un éclat de lumière traverse la forêt et mon pas curieusement s’allège. Il semble que les parfums, jusque là endormis, s’éveillent. Les pins s’enchantent, ils libèrent leurs effluves de résine qui s’élancent vers le ciel comme une ode à ses bienfaits.

    J’accueille ces senteurs comme on accueille la vie lorsque l’on attend rien et que l’on est ouvert à tout. C’est là la magie sylvestre qui s’exprime au travers du silence. À peine si le léger crissement de mes chaussures sur le tapis forestier évoque ma présence, je me fond dans le décor. Je suis un arbre qui bouge, traversée par l’ardente sève du vivant.

    Me voici prête à passer le seuil du réel pour pénétrer le rêve. Je le pressens, il suffirait d’un pas, juste un pas pour que s’accomplisse un miracle. Est-ce une illusion ? l’air tout autour de moi se met alors à vibrer jusqu’à matérialiser une arche rayonnante m’invitant à la franchir.

    Une voix au fond de moi murmure : « Suis le chemin, va ! »

    Un pas, juste un pas ! Derrière le passé, devant l’inconnu, dans l’instant le désir fou de pénétrer le monde idéal, de réaliser mon conte personnel, d’expérimenter la liberté qu’offre tout saut dans le vide.

    Passer la porte ! Avancer en confiance sans attache ni crainte. Un pas, juste un pas.


traversée du miroir
rencontre de l’inconnu
le cœur battant.



-7 décembre 2025 - ©musicstart/sacem

Merci de votre visite et de vos commentaires. Adamante 

Le geste qui se fait


d'autres textes ici : L'HERBIER DE POÉSIES


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26/11/2025

Le geste qui se fait

Le geste qui se fait - Adamante Donsimoni  - ISWC  T-337.867.262.5

💧💦💧

« Nous sommes des rochers dansants. »

    J’aime cette image qui m’évoque ce qu’est de trouver la légèreté dans le poids, la libre circulation énergétique qui ne peut s’exprimer qu’au contact de ce qui est au plus profond de nous quand on ne dirige pas, quand on se laisse s’ouvrir, s’abandonner. 

    Cette expansion naturelle nous amène à prendre conscience que «je» n’est qu’illusoire, création mensongère, fortification isolante et réductrice, génératrice de mal être et de peurs.

    Non ! Ce qui possède la vertu de l’expansion, c’est « nous » car rien ne nous sépare de rien que cette idée que « je » existe. « Je » nous isole mais il n’est qu’un leurre. En prendre conscience c’est trouver cette dimension que nous espérons tous sans pouvoir la nommer, c’est apporter de la fraîcheur dans une pièce confinée en ouvrant grand portes et fenêtres, ce qui libérant la respiration nous libère.

    Au travers du geste, rochers dansants, arbres en mouvement, lorsque nous laissons le geste se faire, sans le pousser, sans le forcer, en l’accueillant, nous entrons en communion avec ce qu’il porte. Lorsqu’à cet instant « je » s’oublie dans « nous », nous comprenons alors que nous sommes exactement à notre juste place, que nous sommes récepteurs et transmetteurs de cette vibration primordiale qui anime tout le vivant. Nous comprenons enfin, sans mot mais avec l’expérience, qui nous sommes.

    Il n’est rien de plus simple et parfois, il est vrai, rien de plus compliqué que d’aborder cette simplicité. Il faut se laisser le temps, apprendre à lâcher, accepter de ne pas tenir, de laisser faire au lieu de faire, de s’abandonner. 

    Lorsque cela se produit on s’aperçoit que ce que l’on découvre est tellement plus que ce que l’on pouvait imaginer.


7 octobre 2025 -©sacem/musictart 🙏 💧💦💧






10/11/2025

​Les passages de la ville

 Les passages de la ville - Adamante Donsimoni - ISWC  T-337.867.282.9 

💧💦💧


tableau : Arnaud Bouchet -Merci Marine-
Visiter la page fb d'Arnaud :     https://www.facebook.com/arnaud.bouchet


​Les passages de la ville

 

que de pas inscrits
combien de paroles perdue​s
au ​l​ong du chemin

les passages de la ville
​m​urmurent le voyage.


©musicstart-sacem 



💧💦💧

Voir la page 250 & 250 bis sur ce tableau ICI HERBIER DE POÉSIES 








03/11/2025

La ville, comme un bateau ivre

 La ville comme un bateau ivre - Adamante Donsimoni - ISWC  T-337.867.310.6

💧💦💧





Merci à Marine pour cette photo d'une œuvre de Arnaud Bouchet;.
Une pensée pour Lui

💫💫💫



     La ville, comme un bateau ivre de son aventure, se dresse au firmament de nos incohérences. Les quelques voiles gelées d’un vaisseau fantôme, qui hante nos mémoires et les légendes de marins, se dressent vers le ciel comme pour échapper à la glace d’un pôle induré dans leur mémoire.

     Tout ici semble se déliter en revenant au port. Le voyage d’Ulysse fut long sans doute avant de retrouver le quai, les lézardes ont buriné la pierre. Les cheveux de Pénélope ont blanchi et tant poussé qu’un tissage arachnéen a englouti la tour, bouché le nez des bâtisses. Tout semble confiné dans cet imbroglio que le temps a pris dans ses filets. Si une cheminée crache encore ses relents de charbon, il semble que ce soit pour obscurcir le ciel. L’enfer a le visage des usines.

     Les fenêtres où des astres se sont pendus, se sont perdus, se sont évanouis n’ont plus le désir de s’ouvrir, mais les portes invitent encore à la découverte, il se cache en elles une lueur d’espoir.

     Le parfum des embruns pénètrent par leurs ouvertures, il nous raconte ces infinis qui glissent, tels des anges de lumière, sur la ligne d’horizon, que l’on pressent et qui se cache, de l’autre côté, de l’autre côté...


horizon vibrant
sur l’indéfini des formes
une vie cachée



26 octobre 2025
©musicstart/sacem


27/10/2025

La conscience d’être

 




La conscience d’être


    Mes pas se suivaient d’un rythme monotone, sans surprise. Mon esprit, bercé par la musique des graviers qui roulaient sous mes chaussures, s’abandonnait à cette sorte de léthargie qui apaise. La marche vide les pensées. Je longeais le bord de mer lorsque je vis, semblant sortir des eaux, un curieux personnage qui, d’un pas malhabile, tentait de s’aventurer sur la plage.

    Surprise, je m’arrêtais. Je fermais les yeux, puis les rouvris sur ce que j’aurais pu interpréter comme une hallucination. La léthargie nous entraîne parfois vers des lieux hors du temps habituel où des personnages insolites traversent notre champ de vision. Étais-je en train de vivre un épisode d’une rencontre du troisième type ? Avais-je pénétré une autre dimension ?

    Bleu-eau, bleu-ciel, bleu-mer, bleu-verre irisé de lumière, l’eau avait-elle pris forme pour me rappeler, s’il en était besoin, que ma vie, toute vie, partout sur Terre, venait des eaux.

    Ce Poséidon au corps de batracien, ce rêve de l’Océan qui semblait vouloir expérimenter l’envol venait à ma rencontre. À quelques pas de moi il s’arrêta. Nous échangeâmes alors un long regard, et je perçu au fond de moi, fruit de cette communion sans parole, au travers du poids de ma chair, cette légèreté, cette fluidité qui chez moi aussi vivait l’envol. Je vivais la mémoire de l’eau, j’étais cette mémoire, j’étais cette eau façonnée de lumière


dans la vibration
dans l’essence de la vie
la conscience d’être


La conscience d'être
Adamante Donsimoni
ISWC  T-337.867.308.2
25 octobre 2023
©musicstart-sacem



14/10/2025

Nous sommes imparfaits


   Pas de regret, pas de mea culpa ! Toute erreur est un pas de plus vers la compréhension, l’écueil nécessaire pour se parfaire, pour lâcher, éviter le jugement intrinsèque au regret.

   Qui tend vers la perfection ignore quel est son visage. Elle revêt peut-être la forme de nos rêves parés de nos limites.

   Nous sommes imparfaits, c’est à n’en pas douter ce qui est grandiose, sans cela je le crains nous serions inutiles. Mais à quoi ?


Adamante Donsimoni
©sacem-15 août 2025