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Donsimoni Adamante - Mon cœur battait chat - ISWC T-325.741.164.2
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| Récréanote Adamante |
Mon cœur battait chat
Il faisait nuit, ils étaient là, ils m’observaient. Leurs yeux brillaient de la lumière des étoiles félines descendues sur terre pour nous rappeler le ciel.
J’étais subjuguée. Un frisson me parcourait le dos tandis que mes pas doucement ralentissaient jusqu’à ce que je me fixe afin de ne pas les déranger.
La nuit agitait ses ombres sous les lumières artificielles d’un immeuble sans grande âme révélant d’invisibles présences humaines. Tout à côté, un petit pavillon de banlieue, vestige improbable d’un temps révolu, et appelé sans doute à disparaître, incarnait la nostalgie d’un autrefois plus lent qui cachait sa misère en s’entourant d’un maigre jardin ouvrier agrémenté de fleurs.
Observatrice observée, sous les feux pénétrants de quatre pupilles phosphorescentes, je me disais que les générations passent, triment, s’effacent tandis que la vitesse s’accélère, mais qu’en tous lieux il est toujours des gardiens du mystère. Si partout la nature sauvage expie son amour de la vie sur l’autel de l’excès, de la folie, partout il est encore une porte secrète, bien gardée par les innombrables descendants de la Déesse Bastet.
Mon cœur battait chat. J’étais à l’affût de la nuit sous sa coupole illuminée, je vivais la métamorphose, je me sentais pousser des griffes. Le sang de la liberté pulsait dans mes veines. Je percevais le monde de toute la puissance de ma nature animale. Il n’y avait rien d’infernal à cela mais la découverte de l’immense force de l’amour de la vie qui explosait en moi et me faisait comprendre la vanité de toutes ces conventions qui me maintenait sous le joug de ce qui doit se faire et non de ce qui doit être.
J’étais enfin libre !
deux chats, la nuit - noirs
révélation de la lumière-
cœur palpitant
Adamante Donsimoni
Adamante Donsimoni -Devant la barrière - ISWC T-340.350.727.3
| Adamante |
Devant la barrière
face à l’infiniment bleu
l’instant éternel
juste le chant des cigales
point d’orgue sur l’infini
point de l'évasion
je chevauche avec Zorro -
le lavoir coasse
voguent des sourires perdusleur but oublié
tout se perd dans le lointain
ampleur de la vibration
sur l’Océan-vie
deux lèvres brûlées de sel
aspirent au baiser du froid
éperon de feu
puis tourbillon de poussière
un repos cendré
la roue tourne lentement
l’hiver revient à l’hiver
ce vent de douceur-
caresse sur les cheveux
les temps confondus
la tête couronnée d’or
la voix du silence fuse
Enfin !
Adamante Donsimoni -Devant la barrière - ISWC T-340.350.727.3
Donsimoni Adamante - L’eau et le bois mort - ISWC T-704.077.651.2
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| MarHack |
L’eau et le bois mort
De l’eau, le soleil, comme de la mère et père tout à la fois, l’enfant.Du milieu aquatique, le bleu reflet de ciel, le vert. L’air nourricier indispensable aux racines joue d’échanges gazeux à la surface du magma.Une fougèrequelques algues alanguieset le bois mortIl flotte dans le courantun grand désir d’ascendreLe monde balbutie, expérimente formes et mouvements, couleurs et parfums. Déjà il est en partance pour sa fin. L’or du printemps est éphémère.Vivre c’est s’useraux frottements incessantsdu temps qui passeLe rouge n’a qu’un temps, il brûle puis doit laisser place. La cendre succède au feu, c’est la loi.Tenir n’est pas vivrevivre n’est pas soumettrevivre c’est êtreVivre, c’est comprendre la nécessité de composer à chaque instant avec le chemin, de s’arrimer, racine bien en Terre, afin d’accueillir le ciel. Demeurer tout à la fois souple et droit, c’est cela la maîtrise.L’homme déterrédéboussolé, titubeau final, noyé.Donsimoni Adamante ISWC T-704.077.651.2


Donsimoni Adamante - Le destrier magique - ISWC T-704.077.651.2
| Le destrier magique. |
Le destrier magique
Feuilles craquantes, mousses et épineux accompagnent ma marche solitaire au travers des bois. Ils glissent doucement, m’entraînent jusqu’au bord de l’eau. L’humidité qui accompagne chacun de mes pas m’offre ses troublantes effluves, parfum d’humus et de champignons.Comme il est vivant ce sentiment presque animal d’appartenir à la Terre ! Tout en moi m’annonce l’imminence de la rivière.J’avance. Le chant d’une chute d’eau s’élève à mon approche, la révèle. Comme il est doux ce murmure qui enfle et m’appelle. Cette voix est celle de la vie, un éclat de cristal lumineux, une nourriture de l’âme, le rappel de temps immémoriaux gravés dans les mémoires humaines.Au pied de la chute, un cheval d’écume m’apparait, il repose, il semble dormir. Est-ce Pégase goûtant la détente à la source qu’il vient de révéler par la frappe de son sabot ?
Est-il le cheval d’eau de la tradition chinoise qui, mêlant fouge et sagesse, guide les âmes par-delà le fleuve des morts ? Le cheval blanc qui les emporte vers le Divin en son bouillonnement sacré ?Cheval blanc ou licorne ? Né des profondeurs de la roche ces éclats d’eau chevauchés de soleil évoquent le destrier magique qui, en s’ébrouant dans le courant, ensemence les rêves et tisse les légendes.
chute enchanteresseen son changement perpétuelle lâcher prise
Donsimoni Adamante - ISWC T-704.077.651.2
Le 27 avril 2026
Donsimoni Adamante - Mon dit des trois sœurs des montagnes bleues
ISWC T-341.119.145.8
| Photo JCC - ABC |
Mon dit des trois sœurs des montagnes bleuesDans le lointain continent Australien, au sein des Montagnes bleues, en Nouvelle Galles du Sud, entre les eaux et les falaises, je me suis laissé dire que, comme un peu partout dans le monde, les légendes se tissaient avec l’Esprit du Rêve, lequel, je vous le dis en toute confidence, m’accompagne fidèlement depuis toujours. Il n’en fallait pas plus pour que je m’invite à mon tour au voyage, un battement de cil, un battement de cœur, et j’y suis.Là bas, les larmes et le sang transparent des pierres, gardiennes de la mémoire, traversent les siècles des Hommes au travers de denses et humides forêts d’eucalyptus où s’ébattent l’intelligent et bruyant cacatoès et l’oiseau lyre au répertoire infini d’imitations en tous genre. Il n’imitera pas le bruit de la tronçonneuse en ce jour, juste les cris et les murmures des eaux, le chant des brumes, la danse des cascades au travers de forêts où les esprits du Temps du Rêve œuvrent encore au travers de la moindre goutte de pluie, du moindre souffle de vent. Une forêt vivante, captivante, parfois inquiétante.Une légende raconte - mais qu’en est-il vraiment lorsque l’on connaît le pouvoir d’improvisation des conteurs ? - qu’au temps des premiers temps, trois sœurs d’une tribu s’éprirent d’amour pour trois jeunes d’une tribu adverse. Hélas, en ce temps là, une telle mésalliance était interdite. Un inévitable conflit éclata entre les tribus. Afin d’éviter que les trois sœurs ne soient enlevées par leurs amoureux, et à dessein de les protéger, un vieux sage versé dans la magie les transforma en rochers, le temps nécessaire pour lui d’apaiser les esprits. Mais un soir, après de longs jours de conciliabules, débouchant enfin sur un accord de paix, le vieux sage épuisé mourut avant que d’avoir pu inverser le sort. Les trois sœurs répondant aux noms aborigènes de Meehni, Wimlah et Gunnedoo, de cela nous sommes certains, demeurèrent à jamais rochers.Baignés d’une étrange brume bleutée émanant des essences d’eucalyptus qui leur confèrent un troublant côté mystique, ces rochers ont une grande importance spirituelle pour le peuple aborigène qui conserve le respect et l’oreille de la Terre ancestrale.Depuis lors, les trois sœurs dominent le paysage. Et leurs larmes et leur sang s’écoulent au travers des canyons, en chutes rugissantes de désespoir ou en bassins nostalgiques d’où s’élèvent les plaintes de celles qui un jour furent privées de vie humaine pour avoir trop aimé, pour avoir transgressé la loi implacable de leurs pairs.BrumeVoile magique entre mortels et peuples des mondes invisiblesLande protectrice entre esprits malveillants et Nature.La terre, la pierre, la flore, la faune conservent la mémoire des temps. Les racines intemporelles du monde s’enfoncent toujours plus profond dans l’ombre pour nous rappeler que la vie est comme ces cascades, ces brumes et ces murmures qui montent vers le ciel pour s’y teinter de bleu. Le bleu léger du parfum des eucalyptus, la vibration éthérée du souffle murmurant à l’oreille de notre cœur que nous sommes des êtres spirituels venus expérimenter la Terre pour en être transformés.
un chemin de pierresruisseau de sang et de larmesl’âme se révèledans le chant sacré des eauxun rappel d’éternité.
Donsimoni Adamante – 6 avril 2026
💙 💙 💙
Donsimoni Adamante - Trois p’tits cœurs et puis j’m’en viens - ISWC T-341.119.197.0
| Photo ABC |
Trois p’tits cœurs et puis j’m’en viens
J’ai quitté le cœur de la forêt. Une longue marche dans la neige parmi ces innombrables troncs dressés vers le ciel bas.
Le corps docile, l’esprit empli d’oubli, le pas instinctif, dans une dimension qui n’est plus de la Terre, j’ai oublié le temps. Étrange sensation que celle de la répétition des pas, des troncs s’étirant jusqu’à l’infini de l’absence à soi-même.
Machine bien rodée que le corps.
L’image d’un chalet solitaire vient brutalement déchirer cette anesthésie des sens. Aussitôt une intense fatigue m’envahit, tout en moi n’aspire plus désormais qu’au repos.
Du mur en torchis m’arrive une impression bois, une vibration duramen, comme un clin d’œil de chaleur - une invitation.
j’arrive !
je pressens l’accueil
je rêve de feu - d’une boisson chaude
L’enseigne se révèle enfin au travers des flocons qui viennent de s’inviter tandis que le vent se met à hurler. Trois petits cœurs de bois se racontent. Vibration d’harmonie à l’oreille de mon cœur, équilibre parfait au chœur de la tempête qui s’éveille.
sagesse du boisperfection de la résilience-maturité
Donsimoni Adamante - ISWC T-341.119.197.0
21 mars 2026
Donsimoni Adamante - Il était descendu de mon calendrier - ISWC T-341.074.679.7
| Adamante - huile sur papier 21/30 |
Il était descendu de mon calendrier. Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? J’avais l’embarras du choix, et quand on parle d’embarras… Il y avait là tout plein de fesses rebondies soutenant leurs serpents de la kundalini dressés jusqu’à des épaules solides, et j’imagine même jusqu’au septième ciel de la spiritualité.Qui ne ressentirait pas du vertige devant une telle vision, susceptible de vous inoculer le virus de la main baladeuse, en vous faisant frémir de honte à une telle pensée, perverse selon Monsieur le Curé. « Cachez ce sein que je ne saurais voir... » dit-on, main devant les yeux, doigts légèrement écartés. Ah ! La honte quand elle se lie à la gourmandise.Mais je m’égare.Celui-là, tombé du calendrier, je l’ai recueilli sans arrière pensée, juste parce qu’il n’est pas poli, ni aimable, de ne pas porter secours à celui qui en a besoin. Question d’éducation, question de sensibilité. Il ne faut pas céder à l’indifférence, c’est mal.Et question de gourmandise ? Comment laisser au sol une pomme bien mûre condamnée à être dévorée par un troupeau de guêpes avides, si l’on ne se penche pas pour la ramasser alors que son parfum teinté de cannelle réveille vos papilles et que vous ressentez le désir de la croquer ? Ah, la succulence ! Péché mortel sans doute !
s’il nous faut mourirpourquoi donc mourir d’ennui -le goût de la Terre
Sur le plan symbolique, mais y en a-t-il un ? Toucher, ne serait-ce qu’avec les yeux, cet idéal rebondi, ne peut être comparé au fait de toucher le pompon du béret d’un marin ou le ventre rebondi d’un bouddha pour se porter chance ; pas plus que de passer son doigt sur une boule de cristal toute lisse pour révéler une image et pénétrer le côté occulte de la vie. Non ! là ce doit être autre chose, l’image, déjà révélée, ne peut être symbole de chance. Affirmation toutefois discutable, comme le dit un proverbe chinois, car : « tout dépend du point de vue où l’on se place et de l’idée que l’on s’en fait. »N’était-ce qu’un rêve ? Mais un rêve cela révèle. Freud en aurait rougi et Dieu seul sait ce qu’il aurait pu en dire, mais il faut être raisonnable, toutes ces interprétations n’ont aucun intérêt.Si la symbolique nous échappe doit-on pour autant fermer les yeux et passer son chemin ?
une fesse rebondie
comme une pomme d’amour -
délire mystique
Donsimoni Adamante ISWC T-341.074.679.7
7 mars 2026
Donsimoni Adamante - Vivre libre - ISWC T-702.489.550.1
🌟 🌟 🌟
Je ne veux que le vent
L’espace
La Terre sous mes pas
La nuit
Noire
Sans plainte
Sans soupir
Loin des projecteurs
Loin des caméras
Aux antipodes
De l’espionnage préventif
J’ai besoin d’infini
Sans protection
Sans tutelle sociale
Loin
Très loin
De l’infantilisation étatique
Je veux boire à la liberté
M’enivrer de l’air
Vivre tous mes âges
En conscience
En responsabilité
Avec le droit absolu
Inaliénable
De risquer ma vie
D’embrasser ma mort
Au hasard de mon aventure
Car ce rendez-vous
EST
D’une importance capitale
J’affirme ma volonté d’être
Et de suivre mon chemin
Libre
Libre
Libre.
🌟 🌟 🌟