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03/02/2021

Romano, les lettres à Grand-père

 








 Ce n'est hélas pas une grande surprise. Depuis l'an dernier, toutes les lectures prévues ont été reportées. 
Nous ne prévoyons plus de dates, nous attendons. 
J'espère surtout que ces lieux, essentiels à notre vie culturelle, ne connaîtront pas de difficultés irrémédiables car nous en avons un besoin vital.

 

Toutes mes pensées vont à Philippe Brizon pour l'Agora, à Dominique Casays  pour les Temps du Corps, à Christian Cazaubon pour le Café Vert... Si je suis triste de ne pouvoir tenir ces lectures, je le suis plus encore pour eux qui ont dû cesser toute leurs activités vis-à-vis du public.  

 



Ce qu'est Romano ? 

En attendant que vous-même puissiez le découvrir, je laisse à un lecteur et ami, Serge de la Torre, le soin de vous en parler :

 


 

Voici un titre ! 

Une énigme, plus qu’une porte d’entrée vraiment transparente !

Et bien malin, qui de là, peut déduire ne serait-ce que l’essentiel du contenu. 

Ce livre se savoure, il se ressent autant qu’il se lit. 

« Romano » d’abord ! 

Une pirouette qui vaut la peine de la curiosité et le détour de la lecture. 

Il ancre (encre) semble-t-il un destin dans une anecdote, une dette enfantine… 

Les Lettres, ensuite… 

Certes, il est bien question tout au long du livre de missives, mais reste la question pour le lecteur de bien comprendre où s’origine ces écrits et à « qui » ils s’adressent. 

On n’est pas, avec ce recueil, forcément loin de l’œuvre diaristique, ou de l’échange épistolaire (surtout dans un sens, quoique …) mais on en déborde largement le fond : ici la quête est personnelle, et touche autant à l’expression poétique, qu’au partage d’une expérience intérieure essentielle.

La poésie retrouve, là, son essence première, celle que lui donnait les Grecs, pour qui elle se confondait avec un pouvoir « divin » et avec les origines de l’Univers.

« Romano » est de plus structuré dans sa forme, autant que dans son contenu. 

Ponctué de tankas, après chaque adressage en prose,  ceux-ci font apparaitre la quintessence de chacune des lettres. 

Elles sont, d’ailleurs relevées de quelques photos frappantes qui donnent à l’œil le temps de l’esthétique, le temps de se projeter et respirer.  

Faut-il dévoilé (si tant est que c’est possible) « qui » est ce Grand-père que le livre dévoile lentement, page après page et jusqu’à la dernière, tout en les précédant chacune ? 

Sans doute vaut-il mieux ne pas le faire.   

« Dé-finir », ne devrait-il pas étymologiquement conduire hors des limites, plutôt qu’à cerner la réponse impossible de mots supplémentaires.  

Elle n’en mérite pas moins que le lecteur se laisse gagner par cette question et qu’il plonge à la suite de l’auteure en quête de ce « Grand-père » qui nous concerne chacun, afin de nous ouvrir à des vécus possibles et fort sincèrement partagés dans les divers textes. 

Il y a dans ce livre, des passages d’une bien  fine sensibilité, d’une humanité profonde et d’une sagesse vécue sans, pourtant, aucune prétention à rien conduire, ou rien indiquer à quiconque. 

Une quête décrite, oui, un vrai chemin d’expériences (reçues et/ou ressenties) en termes de qualités et d’images, à diverses grandes heures d’une vie qui se vit comme simple, actuelle et engagée : un cri de révolte parfois nourri de la confrontation à l’absurde ou à l’injuste. 

Un livre où la poésie se conjugue en vers comme en prose, où la musique et la polysémie des mots sont portées par un cœur ouvert, en dialogue avec la Vie qui l’anime et l’entoure.  

Serge de la Torre




Vous pouvez commander le livre auprès de moi  
-dédicacé-
via le formulaire de contact
ou encore sur les sites habituels (FNAC, Amazon...)

 


 





7 commentaires:

  1. Et oui, la tristesse de ne pouvoir être ensemble que par internet interposé. c'est déjà un moindre mal, mais cela nous laisse insatisfaits. Que l'espoir ne meurt jamais, car il dépend toujours quelque part de chacun de nous de ne pas laisser pourrir une situation aussi complexe soit-elle...
    Je vis cela avec mon atelier d'écriture de Panissières. Il faut sans cesse soutenir, proposer, encourager et espérer pouvoir reprendre de vraies rencontres. Ne plus espérer équivaudrait à renoncer, je ne peux m'y résoudre, même si parfois le moral baisse un peu...
    Quand à Romano, tu sais que j'ai eu beaucoup de plaisir à partager ces moments intenses dont tu témoignes si bien et qui structurent tes racines...
    Merci d'être toujours là malgré tout. L'Herbier est pour moi un vrai temps de bonheur poétique !

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    1. Merci beaucoup,ce que tu me dis me touche. L'herbier est aussi pour moi un moment fort et plus encore ces derniers temps. Tout ce fait via un écran, rencontres poétiques sur zoom, communauté d'écriture, jusqu'aux cours de qi gong en ligne. Ne pas renoncer, c'est vital. Je crois que nos échanges nous permettent de tenir le coup en cette période où l'on nous muselle de toutes les façons possibles. Sans la poésie, sans l'écriture la vie serait tellement triste. Mais elle est là, alors...

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  2. Bonjour Adamante,

    Nous devons nous plier à une triste discipline. Covid assassin oblige. Chez moi, les cours de pastels ont cessé depuis octobre. J'en avais donné deux en juin. Il faut remonter à la première quinzaine de mars 2020 pour retrouver ce rythme de rencontres tellement plaisantes.
    Oui, heureusement que l'écriture est un réconfort. Aussi j'apprécie tes rendez-vous de l'herbier.
    Bon succès à ton livre Adamante

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  3. C'est vrai que le confinement et ses suites sont terribles pour toutes les activités culturelles... je suis désolée pour toi et tes amis.
    Ton livre est une réussite en tout point, à déguster en prenant le temps.
    Merci pour tout, Adamante.
    Passe une douce journée.

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    1. Merci beaucoup, je ne savais pas que tu l'avais lu. Ce que tu dis me touche, j'ai mis du temps avant de le sortir. Écriture de lettres s'étalant sur une longue période, un chemin de d'expérience quoi, un témoignage tout simplement. Amicalement

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    2. Je l'ai lu, et j'aime en relire des pages, je ne l'ai pas encore rangé dans ma bibliothèque. :)
      Merci pour tout, Adamante.
      Amitiés.

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    3. Merci beaucoup, il y a des lectrices (je devrais dire des liseuses) qui comptent. Encore merci.

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