| Photo de Françoise Isabel |
Métamorphose et rêvasserie
Je rêvasse à ma terrasse. Le paysage m’est familier, tout est à sa place. L’immeuble au fond, gros cube immuable, se dresse, indifférent à mes questions. Ses fenêtres me regardent sans me voir, je fais partie de cet imbroglio qui l’entoure sans le préoccuper.
Près de lui, se découpant sur le ciel bariolé de trainées roses, oranges et jaunes au déclin du soleil, le résineux, un pin pleureur de l’Himalaya semble-t-il, paraît comme toujours vouloir s’arracher du sol pour aller se planter plus loin. Rencontrera-t-il jamais « le déménageur de forêt » de André Hardelet qui, une nuit, sans faire de bruit, viendrait satisfaire son désir ? À peine gommé du paysage, déjà oublié, il laisserait l’observateur perplexe de n’avoir pas fait plus attention à ce qui était là la veille. Mais quoi ?
J’en suis là de mes réflexions lorsque soudain ma vue se trouble. Une table s’invite au beau milieu de la cour, paquet cadeau avec ruban, parasol, verres et revue avec la photo du père Noël. D’autres petites choses inconnues diaprées de lumières colorées se superposent à l’image. Où se cache donc la réalité, cette dimension sans surprise et rassurante ?
Près de lui, se découpant sur le ciel bariolé de trainées roses, oranges et jaunes au déclin du soleil, le résineux, un pin pleureur de l’Himalaya semble-t-il, paraît comme toujours vouloir s’arracher du sol pour aller se planter plus loin. Rencontrera-t-il jamais « le déménageur de forêt » de André Hardelet qui, une nuit, sans faire de bruit, viendrait satisfaire son désir ? À peine gommé du paysage, déjà oublié, il laisserait l’observateur perplexe de n’avoir pas fait plus attention à ce qui était là la veille. Mais quoi ?
J’en suis là de mes réflexions lorsque soudain ma vue se trouble. Une table s’invite au beau milieu de la cour, paquet cadeau avec ruban, parasol, verres et revue avec la photo du père Noël. D’autres petites choses inconnues diaprées de lumières colorées se superposent à l’image. Où se cache donc la réalité, cette dimension sans surprise et rassurante ?
Est-ce la magie du second regard qui s’invite pour m’inciter à regarder au travers des objets afin d’y découvrir ce qui se cache derrière ce que nous appelons le réel ? Je le sais bien, la beauté ne se dévoile pas à tort et à travers, elle s’offre à qui ne la cherche pas, au hasard de l’abandon à l’instant qui passe sans passer, comme un point d’orgue se pose sur la partition de nos vies.
métamorphose
il n’est aucun paysage figé-
distraction
Adamante Donsimoni
D'autres textes sur L'HERBIER DE POESIES P. 252
,-) se laisser aller au dédoublement de la vitre, que c'est bon..... Belle fin d'année 2025 m'dame... amitiés, jill
RépondreSupprimer"Il n'est aucun paysage figé", les portes sont grandes ouvertes au possible, à nous d'appréhender le réel. L'année nouvelle est à écrire....
RépondreSupprimerChère Adamante,
RépondreSupprimerQuel beau texte !
J'ai adoré la façon dont tu décris ton paysage familier qui se trouble soudain pour laisser place à cet imbroglio d'objets et de lumières.
Ta réflexion sur la réalité qui se cache derrière ce que nous voyons est passionnante et très poétique.
Bravo pour cette métamorphose !
J'en profite pour te souhaiter un merveilleux réveillon rempli de douceur et de sérénité, joyeux passage vers l'an 2026.
Bien amicalement , Marie Sylvie
Cet arbre au loin,
RépondreSupprimerest-ce qu’il sait
qu’il rend la vie plus douce
à ceux qui le regardent ?
Ton texte est agréable et apaisant
Merci, Adamante, pour ce moment de rêverie (et de méditation)
Bonne année 2026 !
Bonjour, Adamante
RépondreSupprimerRêvasserie, réflexion et Magie habillent joliment ton haïbun...qui se clôt sur la beauté. Bravo pour cette métamorphose-performance!
Bien amicalement
Claudie