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24/06/2016

Danse rituelle.




Au lointain le rythme des percussions nous entraîne vers nos racines, et ça résonne au cœur du corps dans la chaleur d’une nuit universelle. Les notes s’envolent, se délient, serpentent, les peaux ruissellent leur parfum primitif. Les corps se cherchent, le trouble remonte du profond des âmes où le savoir disparaît sur l’autel des espèces. L’inexplicable en chemin s’écrit en arabesques de feu et d’eau sur les pages glacées d’un livre des origines. Le sacré se nourrit d’humeurs, de sang répandu sur la pierre, du martèlement hypnotique des tambours chaman explorant la Terre mère, exprimant la mémoire des abysses primordiales où le premier frisson fit exploser la vie. Livre toujours ouvert et pourtant invisible, révélé par l’expression spontanée de quelques lignes de soleil tracées sur l’expression architecturale d’une œuvre.


©Adamante (sacem)
   d'après un tableau de MarHak (partition de vie)








 

2 commentaires:

  1. Je pense que les hommes ont toujours fait de la "musique", ça nous colle à la peau... elle réunit comme une fête !!

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  2. C'est magnifique.
    Merci pour ces mots offerts, Adamante.
    Passe une douce journée.

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