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17/02/2017

Femmes, interdites




Le pavillon des fleurs - Adamante



Tous ces reflets de femmes, au regard d’infini, regard perdu sur l’impermanence, sont le reflet de la Déesse mère, le grand reflet primordial, yin absolu. Le vide noir, prolifique qui contient et exprime les mystères en formes rouge sang pour que soit le mouvement ascendant, la vie.
Regards insondables sur la vanité des sociétés humaines. Pas de larmes, ni de cris, juste la certitude qu’au final le monde retourne à la grand matrice, à la puissance de cette force que l’on ne peut toucher que par le lâcher prise et l’ouverture du cœur.

Les femmes, qu’elles soient femmes fleurs, papillons de jour, quand on les emprisonne en cages dorées, réservées aux choses savantes de l’amour par des dignitaires raffinés, des mille et une nuits ou des pavillons chinois ;
Qu’elles soient égéries parfaites des gammes de parfum, des gemmes de la pub ou reines dans le secteur cuisine ou couches-culottes ;
Qu’elles soient femmes papillons de nuit, noircies de voiles impudiques pour museler la joie et l’harmonie des formes et que l’on croise depuis peu, cachées dès l’âge nubile, au hasard des grandes surfaces;  au bout du chemin la mort par la négation de la Déesse, négation de la capacité d’être. La mort infligée par la honte, la culpabilité et le bannissement des libertés, femmes, interdites.




 P.S. Selon certaines études menées sur le placenta, il semblerait que ce soit l’homme qui soit né avec quelque chose en moins…« Ô !  vade retro satanas ! »







6 commentaires:

  1. J'aime l'homme parce qu'il a quelque chose en moins
    j'aime être femme parce que je suis complète.

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  2. Et bien Adamante, je préfère être moi et née ici... merci, jill

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    1. Tu as raison, c'est l'avenir qui est inquiétant. Je n'avais pas encore vu de gamines voilées de la tête aux pieds jusqu'à il y a peu.
      Un choix à cet âge là ? Qui pourrait le croire ?

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  3. un texte puissant pour dire l'indicible, cette réclusion réelle ou symbolique de siècles en siècles, de continents en continents, d'avancées en reculs.
    La faute à qui ? à la moitié "virile" de l'humanité ? aux femmes et mères qui sont les rouages actifs de la transmission culturelle ? aux femmes fatales et destructrices ? au genre humain ? Je ne sais
    Mais je crois que ce n'est pas l'un contre l'autre mais l'un et l'autre, l'un avec l'autre vers quoi il faut chercher à tendre
    merci encore pour cette image qui a bien inspiré

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    1. L'harmonie ne peut être atteinte que par l'équilibre des choses, le juste milieu si difficile à trouver et à conserver.
      Belle soirée, Jeanne.

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  4. J'ai beaucoup aimé cette image, et j'aime tes mots qui disent si bien le problème qui se pose encore aujourd'hui.
    j'espère aussi qu'un jour nous arriverons à nous compléter plutôt que de vouloir nous dominer l'un l'autre.
    Merci pour cette page, Adamante.

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