Mille éclats de blanc criblent le
gris du ciel des dérives humaines. L’amnésie des racines fait la folie du monde.
Les racines… Entend-tu leurs murmures ?
Elles sont là, en vert
fleurs offertes au printemps
poudrées de pollens
La courbe d’une herbe, l’épi qui
balance son rêve d’or vers le sol, dans un bourdonnement d’abeilles, me
troublent jusqu’à me faire oublier tout ce qui n’est pas vert. Et je perçois le
vent qui caresse ce trouble et me ramène aux origines.
Plus rien n’existe
ma vie est en osmose
avec l’oubli
Plus de radeau de la méduse, plus
de chairs décomposées, plus de damnés en devenir, juste un carré de liberté là,
devant moi, sous le soleil. Simplicité de l’accueil de ce qui s’offre sans rien
attendre, et me comble.
Du blanc, du jaune, de l’or
l’amour des herbes folles
dissout l’angoisse
demain sera rayonnant
c’est ainsi, car je le veux.
©Adamante Donsimoni (sacem)
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| Photo marine Dussarrat |

