Dans le
silence de la nuit, allongée sous la véranda qui conserve la chaleur du jour,
je goûte la paix.
Quelques
mouvements furtifs dans les herbes, le chant des grillons, la lumière
frémissante de la lune bercent ma rêverie.
Le
silence
dans
l’instant qui se donne
la
renaissance.
Je n’ai
conservé qu’une bougie dans le photophore suspendu à une poutre. Sa lueur
vacille sous le léger souffle du vent.
Mais, dans le
vieux cerisier orné de quelques fleurs encore cette année, la chouette ulule.
La lumière, pourtant si faible l’attire et la dérange. J’hésite un instant puis
me lève pour éteindre la flamme. Il ne faut pas déranger les habitants du
jardin, ils sont les maîtres des lieux en mon absence, moi je ne suis que de
passage.
Plus
de mouvements
l’instant
devient silence
je
m’efface, je renais
L’esprit
reprend sa place
plus
de temps, juste la paix.
©Adamante (sacem)