La femme au bonsaï
Je la vis agenouillée devant un arbre miniature, comme en adoration. Je sais combien de patience il faut pour contraindre un arbre au nanisme, combien de soins, de précision pour couper ses racines et éviter sa mort. Cela confine au grand art ! C’est bien là la prétention humaine, tout formater, tout maîtriser, imposer, obliger, réduire.Se tenir à genoux devant sa création n’exprime pas l’humilité. Dans ce tableau, tracé à l’encre du défi, c’est l’ombre de la vanité que j’ai vue s’inscrire sur le rideau du ciel, tout en haut de la montagne d’où s’élevaient d’inquiétants nuages noirs.L’artiste en pensant sublimer, pris au piège de son utopie, serait-il toujours celui qui contraint la matière au nom de son imagination fertile ?Non loin de la femme, tout en s’éloignant, un oiseau, voyageur de l’immensité, la regardait. Il semblait se moquer. Peut-être fuyait-il, et pressé lui abandonnait une plume. Piètre vengeance d’un volatile pour la mise en esclavage de la nature car il se pourrait bien qu’il lui laissa ainsi, à dessein, la frustration de ne pas l’avoir mis en cage.Comme il semble lourd celui qui n’a pas d’ailes à celui qui connaît les ivresses du ciel.L’oiseau, la femme au bonsaï, avec le vent du froid, en haut de cette montagne à n’en plus finir, je contemplais la solitude des âmes.
miracle illusoiresous la main enchanteresse -l’ombre d’un éclair
Adamante Donsimoni - Le 28 février 2026
Bonjour Marine, la femme au bonzaï sied à l'illustration, j'aime... merci, amitiés, jill bill
RépondreSupprimerTout maîtriser, tout contrôler, se prendre pour des dieux, en vain, la nature et le créateur sont bien au-dessus et au-delà de toutes nos ambitions, de toutes nos folies.... Et si l'oiseau s'échappe c'est bien qu'il ne veut pas être pris au piège de nos tristes esclavages... Sachons capter la vraie lumière !
RépondreSupprimerOn fait ce qu’on peut
RépondreSupprimerle reste appartient
à quelque chose de plus grand
Bonjour, Adamante
RépondreSupprimerLa femme au bonsai, l'oiseau au sommet de la montagne mis en scène dans ton haï bun s'intègrent parfaitement dans la thématique du jardin japonais. J'ai aimé particulièrement, ce passage "Dans ce tableau, tracé à l’encre du défi, c’est l’ombre de la vanité que j’ai vue s’inscrire sur le rideau du ciel, tout en haut de la montagne d’où s’élevaient d’inquiétants nuages noirs. Merci pour cette histoire singulière.
Amicalement
Claudie