Translate

24/02/2015

Ermitage


Mon dessin terminé, je me retrouve seule. Je me lève, regarde au carreau. 
Dehors l’embouteillage excite la circulation, voix sinistres des klaxons sous la pluie. J’écoute, l’attention volontaire me fait glisser dans le retirement. 
Les gouttes brouillent le paysage, œuvre incertaine de ce jour sans conviction.
Le vent gémit. Il cherche son chemin au travers des imperfections de ma fenêtre et le trouve.
Par la loi des transformations le voici courant d’air, je frémis.
Je retourne à ma table de travail, note mes sentiments en attendant que le thé infuse.

Des pantoufles, un bon pull, une tasse fumante, le loisir de penser, le privilège de créer, j’ai la chance de ne pas vivre dans la rue.


©Adamante SACEM

3 commentaires:

  1. Il ne faut pas un château pour se sentir privilégié... Un toit mène avec ses défauts de nos jours et y faire ce que l'on veut... c'est géant ! ;-)

    RépondreSupprimer
  2. Je découvre et le blog et le texte poétique !
    Merci Adamante pour ce partage !

    RépondreSupprimer

Vous pouvez déposer ici, un mot, un poème, un sourire... merci.