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30/06/2024

Le bousier sacré

 


Merci à Françoise pour cette photo



Le bousier sacré


Un scarabée d’or, un bousier sacré croisé en chemin, poussait sa boule de bouse vers son terrier. Quelle force il développait ! Il luttait contre les inégalités du sol, roulant parfois, se reprenant mais animé de l’absolu désir d’avancer. J’avais sous les yeux l’image du dieu Khépri, symbole en son temps de la renaissance du soleil, de la lumière, divinité protectrice de l’Égypte ancienne sensée aider les morts à se réincarner. 

Mais la Terre ? Cette boule orbitant autour de son soleil, cette nourrice désacralisée par des générations ayant changé leurs dieux par l’argent, pourra-t-elle être relevée par des enfants nés du rêve d’un artiste ? Ils étaient là, dans leur tenue originelle, lumineux et purs, déployant leurs efforts pour aider la mère Terre à sortir de l’ornière, tandis qu’une petite fille, toute palpitante de vie, illuminée par un sourire, leur apportait soutien, poussant de tout son poids la bien trop lourde planète coulée dans le béton. 

Que peuvent les petits d’Hommes coupés de leurs racines et du temps convenant à leur nature ? On ne leur laisse en héritage que des eaux déchainées, que des feux consumant et la raréfaction de la diversité.



Il est un espoir

trouver la force en la faiblesse-

l’amour peut tout 



Adamante Donsimoni - 29 juin 2024 ©musicstart/sacem



                                                                    L'herbier de poésies


 

10/06/2024

La ville, la nuit



Récréanote Adamante


La ville, la nuit



Il faisait nuit, ils étaient là, ils m’observaient. Leurs yeux brillaient de la lumière des étoiles félines descendues sur terre pour nous rappeler le ciel. 

J’étais subjuguée. Un frisson me parcourait le dos tandis que mes pas doucement ralentissaient jusqu’à ce que je me fixe afin de ne pas les déranger.

La nuit agitait ses ombres sous les lumières artificielles d’un immeuble sans grande âme révélant d’invisibles présences humaines. Tout à côté, un petit pavillon de banlieue, vestige improbable d’un temps révolu, et appelé sans doute à disparaître, incarnait la nostalgie d’un autrefois plus lent qui cachait sa misère en s’entourant d’un maigre jardin ouvrier agrémenté de fleurs.

Observatrice observée, sous les feux pénétrants de quatre pupilles phosphorescentes, je me disais que les générations passent, triment, s’effacent tandis que la vitesse s’accélère, mais qu’en tous lieux il est toujours des gardiens du mystère. Si partout la nature sauvage expie son amour de la vie sur l’autel de l’excès, de la folie, partout il est encore une porte secrète, bien gardée par les innombrables descendants de la Déesse Bastet. 

Mon cœur battait chat. J’étais à l’affût de la nuit sous sa coupole illuminée, je vivais la métamorphose, je me sentais pousser des griffes. Le sang de la liberté pulsait dans mes veines. Je percevais le monde de toute la puissance de ma nature animale. Il n’y avait rien d’infernal à cela mais la découverte de l’immense force de l’amour de la vie qui explosait en moi et me faisait comprendre la vanité de toutes ces conventions qui me maintenait sous le joug de ce qui doit se faire et non de ce qui doit être.

J’étais enfin libre !


deux chats, la nuit - noirs

révélation de la lumière-

cœur palpitant



Adamante Donsimoni - 3 juin 2024


L'HERBIER DE POÉSIES




03/06/2024

Une époque formidable

Une époque formidable - Adamante Donsimoni - ISWC  T-325.741.097.8


Acrylique/toile adamante D


Nous vivons une époque formidable !

Un monde vorace s’écroule, s’accroche et menace.

Réalisons que c’est la peur qui anime la bête insatiable 

Et rions !

Réjouissons-nous ! 

Inventons le monde suivant. 

Pensons-le, modelons-le de nos lumières.

Ne regardons pas au travers du prisme méprisant des élites, 

Gardons-nous de nous aliéner à leurs mensonges. 

Ne restons pas esclaves des faux besoins dont ils rêvent nous abreuver. 

Redevenons libres de toute crainte. 

Le temps est bref de la traversée terrestre

Posons-nous la question de ce que nous sommes venus faire ici. 

Plantons notre regard sur les décombres de leur civilisation,

Regardons les fleurs sauvages y pousser. 

Ensemençons la terre de nos rêves Arc en ciel

Réalisons cette ronde planétaire d’Êtres Libres honorant la vie 

Dans le respect de soi et de l’autre 

Nous sommes intriqués. 

Pas de hargne

Ne nous battons pas avec les armes qui nous attaquent, 

N’étouffons pas la joie du cœur qui brûle en nous

Soufflons sur ces braises 

Qu’elles enflamment le monde 

Et que l’espoir s’érige 

Avec la confiance inébranlable de notre foi en la vie. 

L’amour est force, la peur est faiblesse. 

Intuitivement, nous le savons depuis l’enfance, 

Notre force intérieure est immense. 

Aucune menace ne doit nous effrayer 

Nous avons déjà en nous le goût de la victoire 

Elle n’engendrera pas la vengeance mais la réalisation

La complétude et la compassion.

  

         Adamante Donsimoni ©ms/sacem