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13/11/2016

Poussière d’étoile



Je glane ma jeunesse au courant de la rivière, les doigts perdus d’extase sous la douceur des algues douces comme ces lèvres qui murmurent au micro un sortilège d’amour.
L’espace dilaté m’emporte vers des cieux où Jésus, homme, fils de l’homme, gravé dans le bois de mon bureau par la main de la sève, s’envole.  Je suis là, poussière d’étoile ! Poussière d’étoile ! Des milliards de lumières se reflètent dans les eaux. Poussières d’étoiles ! Elles crépitent tout au fond du courant. La vie, le feu mêlé à l’eau ! Le ruisseau coule et coule infatigable. Suzanne a rejoint les sirènes et les Parques ont coupé le fil d’un rêve à peine ébauché. Je m’abreuve à la déchirure d’une âme offerte sur un torrent de notes excrétant la douleur de la séparation. La caresse de l’esprit donne à l’amour la transcendance, c’est là son éternité, l’osmose, le mélange primordial quand la forme se perd dans l’indéfini. Le temps est impuissant à flétrir de telles fleurs et si l’usure des jours qui se ressemblent tant peut parfois faire oublier le fond, il palpite, comme l’Être oublié au fond de soi.

Adamante Donsimoni (sacem)
12 novembre 2016



 




















https://le-champ-du-souffle.blogspot.fr/2016/11/merci-monsieur-cohen.html

3 commentaires:

  1. Etrange cet effet du bois. Il t'a inspiré un texte merveilleux.
    Pensée pour Mr Cohen
    merci Adamante

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  2. en effet on voit un dessin du Christ, c'est un signe, merci

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  3. Bonsoir Adamante,le bois est vivant et ses nervures ont une âme superbement saisies.

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